Micro-entrepreneur : les nouveautés pour 2019

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2019 va bientôt pointer le bout de son nez. Et avec elle, son lot de nouveautés et autres changements. Tu as le statut de micro-entrepreneur et tu es un peu perdu dans tout ça ? Pas de panique, on fait le point sur tout ce qui va changer et ce qui va rester pour te faciliter la vie. 

2019, l’année du changement pour les entrepreneurs

Pour être en contact de manière quotidienne avec beaucoup de freelance qui ont choisi le statut de micro-entrepreneur (anciennement auto-entrepreneur), je me suis rendue compte que les mêmes questions revenaient souvent. Qu’est-ce qui va changer avec la nouvelle année. Et ce que je dois attendre 2019 pour me lancer ? Bref, je me suis dis, autant faire un article qui permettra à tout le monde d’y voir plus clair et qui pourra aider certains d’entre vous. 

La fin du RSI

La première grande nouveauté, c’est le RSI. Enfin, adieu le RSI devrai-je dire. A partir du 1er Janvier 2019, tous les nouveaux micro-entrepreneurs seront rattachés à la CPAM. Le service prendre le nom de SSI : Sécurité Sociale des Indépendants. D’ailleurs à l’horizon 2020, tous les micro-entrepreneurs passeront sous le régime de la SSI. 

Concernant le congé maternité : dès le 1er janvier 2019, les auto-entrepreneuses bénéficieront du même que celui des salariées. Ainsi, elles auront la possibilité de s’arrêter de 8 semaines minimum (dont 2 avant l’accouchement) et jusqu’à 16 semaines maximum si elles le souhaitent. Soit 38 jours supplémentaires, donc 112 jours au total, comme les salariées. Un vrai changement ! 

L’exonération totale de cotisations sociales

L’un des changements qui va réellement permettre d’aider à se lancer comme auto-entrepreneur, c’est donc l’ACCRE pour tous. À partir du 1er janvier 2019, tout créateur ou repreneur d’entreprise pourra prétendre à cette aide. Pour rappel, celapermet de bénéficier d’une exonération partielle des charges sociales pendant les 3 premières années de votre activité. 

L’exonération de la cotisation foncière des entreprises

Autre aide pour les micro-entrepreneurs : la fin de la CFE. A l’heure actuelle, vous êtes exonérés de cette taxe pour la première année de votre entreprise. Sous réserve, d’avoir rempli une déclaration initiale de cotisation foncière des entreprises et de la transmettre au Service des Impôts des Entreprises compétent de leur région, avant le 1er janvier de l’année suivante. 

A partir de 2019, les entreprises réalisant moins de 5 000 € de chiffre d’affaires par an seront exonérées pour les impositions établies au titre de l’imposition de 2019.

Autres changements à venir :

  • Le stage de préparation à l’installation, SPI, devient facultatif. Il sera toujours possible de le suivre et son coût sera revu à la baisse et sera ramené à 194 € pour une semaine de stage (contre environ 250 € actuellement).
  • Le compte bancaire dédié lui aussi change. Vous avez maintenant un délai de 2 ans pour l’ouvrir. Avec la loi PACTE, cette obligation est supprimée pour les auto-entreprises dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas 5 000 €. 
  • Indemnisation des travailleurs indépendants en cessation d’activité : dès le 1er janvier 2019, les travailleurs indépendants qui arrêtent leur activité pourront bénéficier de l’ « allocation des travailleurs indépendants ». Il s’agit d’un revenu de remplacement, dont le montant ne pourra excéder 800 € par mois et qui ne pourra être versé plus de 6 mois.

A noter que cette indemnisation sera versée sous conditions précises. En effet, l’entreprise concernée devra avoir fait :

  •  l’objet d’un jugement d’ouverture de liquidation judiciaire ou l’objet d’une procédure de redressement judiciaire
  •  un bénéfice annuel autour de 10 000 € sur l’ancienne activité liquidée

Enfin pour terminer, voici ce qui ne changera pas avec la nouvelle année : 

  • Les plafonds de chiffre d’affaires resteront inchangés en 2019.
  •  70 000 € pour les prestations de services relevant de la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou des bénéfices non commerciaux (BNC)
  •  170 000 € pour une activité de vente de marchandises, d’objets, de fournitures, de denrées à emporter ou à consommer sur place, ou pour des prestations d’hébergement (à l’exception de la location de locaux d’habitation meublés dont le seuil est de 70 000 €)

En 2019, les modalités de déclaration de TVA  seront identiques à ceux de 2018 :

  •  33 200 € pour les prestations de services relevant de la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou des bénéfices non commerciaux (BNC).
  •  82 800 € pour une activité de vente de marchandises, d’objets, de fournitures, de denrées à emporter ou à consommer sur place, ou pour des prestations d’hébergement (à l’exception de la location de locaux d’habitation meublés dont le seuil est fixé à 33 200 €).

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